lundi 9 avril 2007

Cornouille en vadrouille

 

A l’heure où tout grouille
S’agite au fond de la gargouille
Quand la pluie me mouille
Simplement je m’agenouille
Pour écouter une gentille grenouille
Me conter ses carambouilles

Il était une fois une drôle de bouille
Sortie d’une balle sans douille
Car à force de mauvaise tambouille
De mauvaises herbes qu’on mâchouille
Le fil se détend de la quenouille

La vie est une charmante fripouille
Qui t’habille et puis te fait bredouille

Une fée vint à passer qui tout débrouille
Du temps que tout embrouille
Elle tira un sourire d’une chatouille
Ainsi renaquit à la vie Cornouille
Au pied levé et en vadrouille…

(quand lier l’utile à l’agréable devient un véritable plaisir)

mercredi 4 avril 2007

(1) soulevant la promesse

 

Soulevant la promesse à la hauteur
Face à face sans distance
Te dire l’abondance
Des mots dans mon cœur
Les lèvres closes sur ma souffrance
Inspirant l’allégresse au bonheur

La nuit quand j’ai peur
J’écris le fond de ma douleur
Je puise épuisant ma rancœur
Aux sombres bagages de l’absence
Je cerne l’œil de l’insouciance
A l’ombre d’un rêve sans connaissance

Je perds de toi toute la profondeur
Le mal au ventre de la torpeur
Que tu ne te noies dans les vapeurs
D’un lendemain sans souvenance
Seule à savoir les douces heures
Et de nouveau connaître l’errance

Ces instants sont là sans aucune erreur
De ma chair et mon corps en prégnance
Tumultueux jusqu’à la lumière en danse
De souvenirs d’aïeux en courte descendance
Il y aura toujours cet air qui m’encense
Jouant fort les notes d’un si beau malheur

La nuit éveille ma vie en arborescence
Quand seule solitaire de toute présence
Je compte comme depuis l’adolescence
Les heures et les jours troublant ma confiance
Alors j’éclaircie toutes mes envies de confidence
Et je te parle à la sortie de tous ces matins gris

De l’innée de l’imprudence qui m’a trahie
De la fulgurance de ces bras qui m’ont meurtrie
De l’impossible désir de vie à prendre naissance
De l’angoisse de tout ce temps passé à contre sens
De tout ce que je suis enfouie de ne t’avoir rien dit
De l’importance pour toi d’effacer tous mes silences

Les nuits sans sommeil sont celles à t’offrir de ma vie
Dans le matin brillant des mots couchés dans l’espérance
Ce sont ces instants pour délier tous les points de l’oubli
Me libérer du passé et seule éprise de ton seul souci
T’avouer bien plus que mon amour : ma reconnaissance

mercredi 28 mars 2007

Les doigts en pluie


 

Ta main s’envole sous la soie du pinceau
De traces imaginaires aux courbes du ciel
En alcôve de lignes douces et claires
De touches rêvées aux cris de l’essentiel
Lentement je poursuis la montée en lumière
Des fleurs naissent enlacées de caresses
Un ange murmure à la source de l’azur
Les feuilles au chant de perles brillent d’allégresse
Le soleil butine les couleurs des sanglots si purs
Alors s’efface au cœur toute la tristesse du tableau
Sur ma peau se noie la chaleur d’un premier jour
Sur mes lèvres se fond la rosée marine d’une églantine
Sur l’onde de mes pensées flotte la toile de l’amour
Et sur ta main tendrement offerte c’est toi qui se dessines

                                                          Aslé d’Illedegarde

samedi 17 mars 2007

Ma douce araignée


 

Ma douce araignée, je me laisse enfin prendre au tendre jeu de la nuit bleue, lentement comme autant de bras invisibles, tu épouses mes formes, blottie au fin fond de ta toile, bercée par le souffle du silence, je m’abandonne à la confiance de ton corps, un baiser et je m’endors dans la croisée de tes fils d’or.
Tu respires, tu m’aspires, tu expires à qui longtemps n’avait pu dormir du profond sommeil au doux réveil de te sentir. Ma douce araignée…


Sous la pâleur du jour, ta peau s’illumine de velours et tes yeux qui brillent figent dans mon cœur cet instant de bonheur. Tu bruisses de tous les sens, sur la soie je perçois le balancement, le vertige filant, la transparence de l’élan qui s’avance…
Ma douce araignée, c’est le fluide d’enchantement de ta présence auquel mon cœur s’accélère si rapidement qui fait que j’aimerais t’offrir les quatre coins de ta nouvelle toile à bâtir…

vendredi 9 mars 2007

« A l’oreille de la Lune endormie »


à W.
Sous mes paupières closes,
Le feu embrase mon ciel bleu
Je rêve
A l’heure où tout déborde de mon cœur
Où mon corps entier retrouve la parole
Je rêve
La vague s’étend sur la plage immense
Elle ne partira plus sans la couvrir
Pleine de la douceur naissante
Qui lie dans les mots le sable et l’eau
Je rêve
La peinture est éphémère de cette mer
Qui naît dans le matin revient, me berce
De ce corps nu entre le sable et l’eau
Je rêve
Ma voix se baigne à l’écho de la Lune
Qui lentement a disparu, je chante l’air
La brume qui parfume l’Océan
Ma peau respire les frissons de la nuit
Elle n’en manquera plus jamais une
Je rêverai toujours
Toujours dans le jour qui se lève
A l’heure où tout déborde de mon cœur
Où mon corps entier retrouve la parole
Je rêverai encore

Aslé

mercredi 21 février 2007

Première Danse


 

Comme le lierre s’enroulant…
me dépassant en t’enlaçant
filant mes feuilles en m’agrippant
te couvrant toujours en espérant
gagner tes yeux et puis me lire
à travers eux…

Le corps sage, la tête dans les nuages
la sève de mon amour
qui monte et que j’entoure
protégée du grand jour
poussant le bonheur
la chance…

Soulevant ensemble notre danse
épousant du même élan
nos lignes agitées du vent
silencieusement au jour naissant
ne plus être qu’une seule
présence…

lundi 12 février 2007

Mots dansent et puis s’avancent

 


Des mots sans importancePrudence
Assurance
Cadence
Malchance
Des mots sans violenceSilence
Présence
Décence
Naissance
Des mots sans cohérenceArborescence
Absence
Errance
Désespérance
Des mots sans souffrance
Des mots de tolérance
Des mots de prévenance
Des mots de souvenance
Des mots de résonance
Des mots de consonance
Des mots d’alternance
Des mots d’exubérance
Des mots de tempérance
Des mots de jouissance
Des mots de délivrance
Des mots de résistance
Des mots de confidence
Des mots de providence
Des mots de préférenceConfluence
Connivence
Ascendance
Dépendance
Allégeance
Luxuriance
Permutance
Survivance
Impatience

Recommence

Mon amour dans tes yeux de velours
Dans tes mains qui accourent
Sur le court en détours
Au dedans tout autour
Je sens les mots sur la peau
L’effleurement invisible de l’eau

Mon amour dans tes yeux de velours
Dans tes mains qui accourent
Sur le court en détours
Au delà tout autour
Je respire les mots sur la peau
L’enivrante source de l’eau

Mon amour dans tes yeux de velours
Dans tes mains qui accourent
Sur le court en détours
Au-delà tout autour
J’écris sur la peau le flot
L’intarissable source des mots

mercredi 7 février 2007

...présente absence...


A Domie,

C’est à noël au printemps
Sous la bise d’argent
Que les flocons de l’été
Nous serons retrouvés.

C’est en marchant au rythme du temps
Au passé qui revit le présent
Que les feuilles agitées par le vent
S’ouvriront pour donner cœur des ans
Le souffle perdu de l’instant.

C’est en parlant aux arbres tendres
Que la nature se fera attendre
Dans le calme pour l’entendre
Seuls et si loin de tout comprendre
De notre vie qui ne sait prendre
Que l’émotion des pierres à fendre.

Nous écouterons alors la danse
Des fleurs en mot de délivrance
Mille fois répétée de la chance
Que prenne fin tant de souffrance.

Nous danserons et nous garderons
Dans notre main à l’unisson
Ce qui n’est plus une prison
Mais de deux âmes la réunion.

vendredi 2 février 2007

Aux clins d’œil d’Ars

 


Un train pas comme un autre
Pour t’emmener jusqu’à demain
Passagère provisoire
Sans aucunes voies aléatoires
Que celles parallèles
Sans tangage dans les virages
Ou si peu dans le tournis des visages.
Du noir au noir
Retour au départ
Toujours la même trajectoire
Mais chaque fois une nouvelle histoire.
C’est si beau tous ces regards
Dedans, dehors à lire l’espoir
Le désespoir, les signes d’un monde hagard
Esprit de mes pensées bizarres.
Sans Nouvelle Chance Fidèle
Les mots et les images s’emmêlent
Dans un vaste brouillage
Ils en ressortent pêle-mêle
Alors j’ajuste les pièces au puzzle dans des cases imaginaires.
C’est si beau cet inconnu
Ce monde entr’aperçu
Dans lequel tu éclaires
Un sourire de l’œil
Une parcelle de bonheur
Un p’tit bout retrouvé
Perdu d’hier ou de la semaine dernière
Un p’tit bout de cœur
Qui dépasse et les vitres devenues glaces
Me renvoient une tendre menace…
Je deviens en retard
Et j’oublie l’heure de la dernière gare
…je suis en
train d’écrire…

mardi 30 janvier 2007

Pour En Finir


Je suis murée de feu
Emprisonnée de glace
Electrisée en masse
Aveugle du temps qui passe…
C’est cet amour trop fort
Le silence des adieux
Ses dents lorsqu’elle me mord
Et ce froid quand il pleut.
L’explosion de nos corps
Ces souvenirs en deux…
Ce n’est rien a-t-elle dit
Des moments passagers
A chacune sa vie
Quels étaient les dangers ?
Que nous n’avions pas pris
Car nous n’aurions pas du
Jamais nous rencontrer.
Alors ce qui n’est plus
Me permet d’exister…
Et j’égrène les mots
Pour ne pas qu’on m’enterre
Parmi tous ces hublots
Du vaisseau solitaire
Dans l’océan des flots
Je vis et je suis fière
De mes pieds sur la terre
…

dimanche 28 janvier 2007

Aglomenatox


Non… ce n’est pas le nom du dernier médicament sorti des laboratoires allemands, bien qu’il soigne sans guérir les symptômes… il est le NOM NON de mon nouveau quart d’heure colonial et je frise les comptoirs, les compteurs d’histoires, les comptes heures d’espoir, les quarts sifflants poussée par le vent, la barre haute, je joue à demain, je fais comme si, j’apprends ma nouvelle vie.
Je suis dans une robe, plus nue que si j’étais nue, je me traumatise, c’est mon quart d’heure, je me fais peur en m’assassinant, en me disant : il n’y a rien dedans. Je me grimace dans la glace puis j’échappe à mon regard, décidée à ne plus me voir, décidée à ne plus rien montrer, je me garde dans le brouillard, l’angoisse s’étiole, l’aglomenatox se vide de sa fiole, mes doigts touchent l’invisible qui m’entoure, mon cri sort par la pointe de mes ongles…je griffe et je raye et je rature jusqu’à l’usure.
Jusqu’au bouillonnement qui s’éteint car le soleil se couche enfin. Dans la brume qui noircit, mon souffle vidé au cor, j’allume la bougie comme un cierge dans une cathédrale et ma respiration qui résonne tel un chant grégorien annonce le trépas de ce quart d’heure d’airain.
Trépasser l’âme à gauche, Morphée me couvrant de baisers, les pages du livre se tournant dans le silence et l’histoire se continue dans la plus profonde de mes absences…

samedi 20 janvier 2007

Leichter Reiter


 

Je voudrais rattraper tous les mots que je t’ai écrits
Comme ces derniers à propos de la poésie :
« La poésie est à crever mais moi je suis en vie ».
Je ne suis ni l’une ni l’autre, je suis au milieu
Sans pouvoir ni un bonjour ni un adieu
Je voulais faire de mon mieux
Pour te garder encore un peu
Qui veut le mieux peut le pire
Je ne peux plus me contenter d’écrire
Je ne peux plus me contenter de te lire
En vrai j’aimerais ce fameux sourire
Enfoui derrière tous ces gamètes à reluire
Ici j’écris ce que je veux
Comme dans la vie je fais ce que je peux
Tu balbuties à l’aube de ta vie
Et pourtant tu réclames à corps et à cris
Et pourtant tu as mille fois raison
Si tu veux atteindre notre chanson
Simplement sois mélodieuse en harmonie
Douce parce que je suis meurtrie
Et que je n’ai pas envie
De devenir une simple valise
A glisser entre des balises
Juste pour compléter ton manque de vivre
J’ai besoin de mots pour me sentir libre
J’ai besoin de me libérer avant de t’atteindre
Avant de t’étreindre, avant de m’éteindre
Parce qu’en moi c’est le feu et que tu l’attises
Lorsque tu souffles comme une méprise
Comme la peur que ce ne soit pas toi
Finalement tu sais je ne me tairai pas
Je prolongerai ma voix par mes racines
Remplacerai mes mots par de petits signes
De simples gestes de la vie, de la tendresse
De celle qui me manque et dont je déborde
En pensant à toi alors je ne veux pas qu’on se saborde
Maintenant joue de tes dix doigts au piano
Ton cœur et ton âme pour effacer tous mes mots
Fort, si fort que je viendrais jusqu’à toi
Sans que tu ne puisses entendre le bruit de mes pas
…
 |

mercredi 17 janvier 2007

Ce que j'aimais en vous.

 


Ce que j’aimais en vous
C’étaient vos mots si doux
Je me sentais en vous
Comme l’autre part de vous

Vous m’écoutiez désespérée
De tout ce qui m’avait manqué
Vous m’appreniez calme apaisée
De tout ce que j’avais cherché

Ce que j’aimais en vous
C’étaient vos mots à vous
Comme arrivée au bout
Je me sentais en vous

Vous m’abreuviez désabusée
De tout ce qui m’avait manqué
Vous m’étonniez calme apaisée
De tout ce que j’avais cherché

Ce que j’aimais en vous
C’était ma part en vous
Comme arrivée au bout
C’étaient vos mots si doux

samedi 6 janvier 2007

Pelote de mots


Dés espérant
Des pourvus
Que
Que quoi déjà ?
Le plus que passé ?
Le futur compliqué ?
Le sol à l’escabèche ?
Le mur saoule au cri ?
La tome en branche
De sa voix ?

Je dis vague
Vague à l’âme

Je dis temps
Tant pis
Tant mieux
Temps pris
Temps deux
Tant de souvenirs
De temps unis
De temps souvent
Bien trop souvent
De temps prenant
Le temps vivant
En médisant
En maudissant
En vomissant
Vociférant de tous ses cris
Ceux que j’ai pris
Mots ennemis
Ceux que tu choisis
Pour réparties.

Parties
Partition
De nos deux vies
Perdues au fil
Du temps.
Brisures
Blessures
Cassure
Si dure
Si sûre
Au cœur brûlant
De certitude
La fin d’un chœur chantant
Epuisé d’amour, impuissant
Epuisant.


Coup rage
De courage
Coup rageusement
Courageusement
Je déroulerai la pelote de l’oubli
Pour qu’enfin tu libères ma vie.

lundi 1 janvier 2007

Sans titre

Elle ondule tristement légère au vent
Lentement mes yeux vont la perdre en glissant
Ses formes, ses lignes, son élégance
Ses yeux, ses lèvres, ses mots de prudence
C’est elle entière qui va disparaître
Avec tout ce qu’elle en moi a fait naître
Elle part et je n’ai rien pour la retenir
Qu’un regard trouble qui n’a pas su lui dire