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samedi 4 octobre 2014

Petite Chanson Du Samedi

Le temps se fuit,
le temps s’essuie,
la glace s’ensuit,
la suite arrive…
et l’économe se fait la malle.

La malle s’emplit,
la malle se vide,
l’espace se vit,
les cris arrivent…
et la bestiole se fait la fleur.

La fleur s’emballe,
la fleur s’entame,
les états minent,
le trou dérive…
et le pistil se fait cobaye.

Le cobaye luit,
le cobaye suit,
la place lui  sourit,
le bail arrive…
et le soleil se fait le beurre.

Le beurre se fond,
le beurre s’essuie,
la vache s’enfuit,
la suite arrive…
et la malle se fait le temps.

samedi 28 août 2010

Deux vies nettes en papier




je suis la fille de Morphée père et fils
j’écris des goémots que je glisse

entre les feuilles d’un bateau de papier

mon âme et mon coeur ne veulent plus rien dire
depuis que le passé a dépassé l’avenir
j’écris des vestimots que je tire

entre les nuages d’un ciel de papier

je suis deux empreintes aux pieds nus
à la peau déchirée d’un monde perdu
j’écris les saltimmots que j’ai reçu

entre les feuilles d’un arbre de papier

je suis la source du trou creusé de l’ennui
mon nom s’appelle à la Lune moins la nuit
j’écris les psychomots que j’essuie

entre les feuilles d’un chagrin de papier

mardi 10 août 2010

petite chanson clin d’oeil

 


 l’œil qui console des trésors perdus

celui qui se lie à l’ellipse du soleil
dans le trouble des nuages
celui qui ne pleure plus que de tendres averses
parce que les orages n’en valent plus leur âge
cet œil qui s’anime à la surface des ciels
et qui me trouble étrange otage…étrangère à le lire
limée de cette tendre rage aux mots d’être poète
l’œil qui me console de mes trésors perdus
depuis mon angle terre toujours vide à refaire
cette course folle aux cils de faire un vœu
et tous les mots qui ne veulent plus rien dire
que la caresse joyeuse d’une larme de bonheur…

*photo phARSme

samedi 31 juillet 2010

être ange


quand tu ris quand tu pleures
quand tu dis quand tu meurs
quand tu dis tant de douceur
dans l’élan rouge de ton coeur
quand je te suis dans l’ascenseur
fleur après fleur
rame après rame
quand tu souris sans retour d’un regard
quand tu écris notre amour en retard
quand tu languis de ce bleu sur le boulevard
dans l’air flou de tous ces temps bizarres
quand je te suis seule dans la gare
salle après salle
drame après drame
quand tu me vis quand je t’appelle
quand tu me dis que je suis belle
quand tu me dis tant de mots et merveilles
dans les battements sauvages de tes ailes
quand je te suis d’être une rebelle
rêve après rêve
flamme après flamme
quand tu me dis que tu m’aimes
quand je te supplie que tu m’emmènes
quand plus rien ne rime sous les je t’aime
quand sur les lignes ensemble nous déraillons
quand nous nous jouons si mal de nos répétitions
et quand nos mots s’en vont à reculons
jusqu’à ta main dans le vide du pont duquel nous sautons
quand nous nous embarquons si fort comme une trahison
quand je te crie à toi à nous à l’unisson
quand je t’écris des étoiles jusqu’à la Lune
la nôtre de tendresse et de plume
quand je te dis je t’aime
quand la marée est basse
quand la marée est haute
quand le tunnel passe sous la falaise
étage après étage
étape après étape
ce funambule toujours à nous regarder de là-haut
cet entre nuage passage de l’amour
quand nous nous taisons pour un ciel ou juste un paysage
quand tu es là à me parler tout bas de tes voyages
quand tu ris quand tu pleures
quand tu dis quand tu meurs
quand tu dis tant de douceur
dans l’élan rouge de ton coeur
fleur après fleur
jour après jour
quand nous nous aimerons toujours

lundi 31 mai 2010

Petite chanson pour s’endormir



dans mes draps lilas
tentacules de bras
plonger
au royaume pyjama
faire la perle au coquillage
les yeux la bouche sages
dormir
au monde sans visage
dans mon lit bateau
voyages dans les eaux
glisser silence
et danse jusqu’aux oiseaux

samedi 10 avril 2010

chanson pour une capucine


* Photo Jeanne

Vite vite des mots ou je vais défaillir
Vite vite donne moi un crayon pour écrire
Vite vite du papier à lettres pour rougir
Dans un grand bol d’émotions de la faim
Une claque une gifle une griffe une main
Un  amour un jardin de fleurs rouge carmin
Vite faire courir la plume en vagues de dunes
Revoir la mer bouleversée par la Lune
Et faire des rimes aux cheveux de la brume
Vite de l’encre à nourrir mon coeur si pâle
Ma peau si froide mon âme seule sans cigale
Mon souffle perdu dans son dernier râle
Vite vite raccrocher le soleil aux étoiles
Peindre de phrases bleues toute la toile
Et qu’elle devienne notre bateau à voile
Vite vite des mots des rêves de la douceur
De la pluie des nuages en flocons de couleurs
De la tendresse en caresses roses vapeur…
Et je vais mieux de tous tes bras merveilleux
Des étincelles naissent au fond de mes yeux
Disparu avalé défait par magie ce si gros noeud
Les mots écrits s’envolent légers d’apesanteur
Me laissant en trace le sourire béat du bonheur
La vie est si belle sous les ailes des îles…

samedi 2 janvier 2010

petite chanson pour commencer l’année





petit navire rouge sur la nappe
se soulève sous le souffle des mots
les mots sortis de leurs coquilles de peau
petit bateau
prend toutes les lettres en cadeau
et dessine à sa proue un diamant
petit navire rouge sur la nappe
s’avance le coeur haut jusqu’à l’étourdissement
haut les mots bleus de son entêtement
petit bateau
prend toutes les lettres en cadeau
et dessine à sa proue un diamant
petit navire rouge sur la nappe
ne se calmera plus à présent
les mots sortis de leurs coquilles de peau
ce sont les vagues le vent la vitesse du temps
petit bateau
prend toutes les lettres en cadeau
et dessine à sa proue un diamant
petit navire rouge
sur la nappe bleue de l’océan
toutes voiles blanches ouvertes
petit navire a-t-on
petit navire à temps
l’amour…
la poésie
et la liberté ?
petit navire rouge de révolte
met cap aux îles du levant trésor
petit bateau
prend toutes les lettres en cadeau
et dessine à sa proue un diamant

mercredi 18 novembre 2009

petite chanson d’amour


le nombre est magique
il monte de petite en grande musique
il corde et serpente tout le long
quelque part perdu dans le lubéron
tout le long
de mon imagination
~
la nuit je fais des rêves aslétiques
la nuit
revient la main du nombre magique
elle écrit
à deux centimètres de mon souffle
~
une flamme de moi échappée
et puis reprise de ses lèvres
pour repartir plus loin vers l’infini
~
la nuit
je me transforme
~
je suis la femme de la quarante-septième symphonie
~
une vampire
qui ne dort jamais d’une seule nuit
~

dimanche 13 septembre 2009

Le bateau rouge



tu viendras par le soleil ou par la lune
mais tu viendras venue du ciel
ton corps porté du chant de tes dix mille bras
tu descendras rayon m’ouvrir le coeur
et dans mes veines amour tu couleras rivière

tu seras la seule sirène de mes frissons
et moi l’espace de tous tes traits d’union
j’écrirai à la lèvre rouge sur ton front
les paroles douces que nous inventerons
et sous le pont des signes durant nos heures
nous chanterons « le temps qui passe est au bonheur »

je viendrai par le soleil ou par la lune
mais je viendrai venue du ciel
mon corps porté du chant de mes dix mille bras
je descendrai rayon t’ouvrir le coeur
et dans tes veines amour je coulerai rivière

je serai l’oiseau blanc du monde de tes océans
et toi la vague de toutes les îles du jour levant
tu écriras à la pointe de tes cils sur l’onde d’argent
tous les noms des marins pris au filet rouge du vent
et sous le pont de nos rires durant des heures
nous chanterons « le temps qui passe est au bonheur »

nous viendrons par le soleil ou par la lune
mais nous viendrons venues du ciel
notre corps porté du chant de nos dix mille bras
nous descendrons rayon ouvrir notre coeur
et dans nos veines amour nous coulerons rivière

mardi 28 juillet 2009

petite chanson du temps



je reprendrais bien un petit poème
un de mes onze ans pour dire je t’aime
à l’encre violette sur papier rose
pour pouvoir dire toutes ces choses
que j’ai au fond de moi pour Marie-Rose

je reprendrais bien une petite prose
une de mes seize ans tout juste éclose
sur un cahier à spirale au feutre vert
pour pouvoir crier à toute la terre
que j’aime ma voisine de galère

je reprendrais bien une petite phrase
une de mes vingt ans de vie de nase
à la bombe noire sur un mur gris
pour pouvoir dire avec « esprit »
que je n’aimerai jamais lui

je reprendrais bien un petit bout de roman
un de mes trente ans vif et brûlant
sur une peau d’or à la caresse d’un stylo
pour pouvoir écrire au-delà des mots
que je t’aime mon eldorado

je reprendrais bien un petit bout d’écran
un de mes derniers quatre ans
sur un blog à la frappe d’un clavier
pour pouvoir entre ligner avec beauté
ce qu’est enfin l’amour inespéré

refrain

mais je ne reprendrai rien
les strophes sont pour le refrain
je prendrai ce que m’offrira ta main
car à chaque jour…son lendemain


mercredi 24 juin 2009

petite berceuse méridienne(1)



les gnous les caribous
la foncent de partout
toute sa peau résonne
d'épouser une lionne
la gazelle bleue a la trouille
ﻊ
les chimères et leur mère
éclairent les éclairs
tout le blanc bascule
de frissonner le tulle
la gazelle bleue a la trouille
ﻊﻊ
et les zippo pot âmes
l’appellent tous madame…
ﻊﻊﻊ

samedi 28 février 2009

petit chanson pour une lettre




petite lettre où que tu sois
dis pas que tu es au Chili
ni quelque part en Birmanie
je n’y suis pas je suis ici
dans une fusée pour Orion ?
ça tomberait fort mal voyons
je suis chez moi à la maison

petite lettre si tu m’entends
dis au baiser qu’il est pour moi
et que si il se laisse voler
je suis prête à lui pardonner
comme toi si tu perds le nord
mais que tu m’arrives d’accord ?

petite lettre tu as mon nom
pour mon adresse tu as tout bon
dis qu’il y a des cornichons
oui donne-moi cette raison
où bien des trains de sacs en panne
un caillou dans un arbre à canne
n’importe quoi tu peux me dire
mais pas que tu te donnes à lire
à cette sorcière ma voisine

petite lettre de mon amour
ce n’est pas grave et je souris
si toi tu n’arrives pas ici
l’important c’est que je l’aime
je slame et pas de problème...

mercredi 21 janvier 2009

petite berceuse des étoiles

 



la nuit au désert froid des montagnes
il y a au ciel des étoiles qui brillent
elles réchauffent d’abord le coeur de tes yeux
puis elles te rappellent plein de souvenirs
et tu souris même si certaines sont mortes

la nuit au désert froid des montagnes
il y a au ciel des étoiles qui brillent
elles réchauffent d’abord le coeur de ton âme
et puis elles te content toute leur vie
et tu les vois aimer vivre et souffrir

la nuit au désert froid des montagnes
il y a au ciel des étoiles qui brillent
elles réchauffent d’abord le coeur de ta vie
et puis elles te disent combien elles t’aiment
alors tu te dis que c’est beau les étoiles

la nuit au désert froid des montagnes
il y a au ciel des étoiles qui brillent
elles réchauffent d’abord le coeur de tes sens
ensuite elles te prennent le corps en pensée
et tu soupires d’être ainsi éclairée

la nuit au désert froid des montagnes
il y a au ciel des étoiles qui brillent
elles réchauffent d’abord le coeur de ton amour
ensuite tu ne vois plus que celle qui pleure
toi tu voudrais tellement lui parler

la nuit au désert froid des montagnes
il y a au ciel des étoiles qui brillent
elles réchauffent d’abord le coeur de ton passé
ensuite elles s’éteignent l’une après l’autre
et tu t’endors aux côtés d’un berger...

jeudi 15 janvier 2009

petite chanson bucolique




je serai ton lapinou
tu seras mon bambinou

quand il neigera sur les bois
dans un trou on se cachera
on se fera des bisous bisous
on se fera des bisous partout
je serai ton lapinou
tu seras mon bambinou


quand les herbes reverdiront
on bâtira une maison
on se fera des murs tout bleus
on se fera des murs heureux
je serai ton lapinou
tu seras mon bambinou

quand les fleurs seront à cueillir
on liera un lit d’avenir
on se fera des rires d’amour
on se fera des rires toujours
je serai ton lapinou
tu seras mon bambinou

quand le soleil sera si grand
qu’on moissonnera tous les temps
on se fera les jours en feu
on se fera les nuits à deux
je serai ton lapinou
tu seras mon bambinou

quand les feuilles seront rousses
nos âmes portées si douces
on se fera des bisous bisous
on se fera des bisous partout
je serai ton lapinou
tu seras mon bambinou...

jeudi 1 janvier 2009

petite chanson du nouvel an


une p’tite chaumière
en bord de mer
le rendez-vous
de deux sorcières
une p’tite maison
sans prétention
le rendez-vous
d’une chanson

j’aimerais avoir des ailes aux yeux
du magma sous les pieds rouge de feu
faire s’envoler mon coeur amoureux
écrire à la pointe du ciel bleu
je t’aime en signes merveilleux

j’aimerais partir ailleurs là-bas
dans cet endroit que ne je sais pas
respirer la mer entre mes bras
courir le vent en suivant ses pas
écouter ses silences tout bas

j’aimerais être vieille du temps
user mes chaussures du nouvel an
marcher en descendant droit devant
et puis courir au dernier moment
vers la rose aux pétales troublants

jeudi 20 novembre 2008

Petite chanson de l’eau




Je te dis tout bas
Les mots hors de moi
Je te dis tout haut
Les mots hors de l’eau

Ferme tes beaux yeux
Mon cœur amoureux
Laisse tes cheveux
Nous noyer à deux
Je te dis tout bas
Les mots hors de moi
Je te dis tout haut
Les mots hors de l’eau

Filent les bateaux
Couvre moi la peau
De baisers tous chauds
Toujours des nouveaux
Je te dis tout bas
Les mots hors de moi
Je te dis tout haut
Les mots hors de l’eau


Donne moi le port
Où t’aimer encore
Dans l’île au trésor
Caresser ton corps
Je te dis tout bas
Les mots hors de moi
Je te dis tout haut
Les mots hors de l’eau

La mer est partout
Quand je pense à nous
A tes mots si doux
Dans le soleil roux
Je te dis tout bas
Les mots hors de moi
Je te dis tout haut
Les mots hors de l’eau…

samedi 18 octobre 2008

Depuis quand...




Depuis quand on se le dit
Que l’on s’aime dis ?

Depuis quand ces papillons
A te lire Jeanneton ?
Depuis quand le premier rire
A se tordre de plaisir ?

Depuis quand on se le dit
Que l’on s’aime dis ?

Depuis quand dame Jeanne
Ce doux bonheur de femmes ?
Depuis quand cette chaleur
Qui vibre fort dans mon cœur ?

Depuis quand on se le dit
Que l’on s’aime dis ?

Depuis quand j’aime Marseille
Le canal qui m’émerveille ?
Depuis quand j’ai du soleil
La nuit quand je me réveille ?

Depuis quand on se le dit
Que l’on s’aime dis ?

Dis-le moi dis-le moi
Dis-le moi mon amour
Dis-le moi dis-le moi
Que c’est depuis toujours

dimanche 5 août 2007

Petite chanson d’été brûlant


Pense à tes yeux j’me disais
Ne les use pas à tout savoir
Garde-les tous frais du matin
Tu lis tu lis et puis tu t’écris
Pour rien du blanc à peindre

Pense à ta peau j’me disais
Ne l’use pas car c’est trop tôt
Garde-la le plus loin du soleil
Tu ris tu ris et puis tu te rides
Pour rien du blanc à peindre

Pense à tes mains j’me disais
Ne les use pas à leur travail
Garde-les au fond de tes poches
Tu trimes tu trimes et tu t’escrimes
Pour rien du blanc à peindre

Pense à tes muscles j’me disais
Ne les use pas ça sert à rien
Garde-les comme ils sont toi
Tu sues tu sues et tu t’essuies
Pour rien du blanc à peindre

Pense à ta vie j’me disais
Ne l’use pas c’est trop moche
Garde-la en rêve pour toujours
Tu vis tu vis et tu t’effrites
Pour rien du blanc à peindre

Pense à ton cœur j’me disais
Ne l’use pas en phare allumé
Garde-le éteint pour la planète
Tu aimes tu aimes et puis tu meurs
Pour rien du blanc à peindre

Pense à elle j’me disais
Ne l’use pas c’est bien trop fort
Garde-la en silence c’est si beau
Tu dis tu dis et tu te redis
Pour rien du blanc à peindre

Pense à toi j’me disais
Ne t’use pas à te cacher
Regarde-toi dans tes pensées
Tu voles tu voles et tu t’envoles
Pour tout le bleu à peindre au vol

Ne pense plus j’me disais
Ne t’use pas à simplement penser
Accroche tes ailes au temps présent
Laisse-toi souffler par tous les vents
Tu ris tu ris et tu souris
Pour tout pour rien enfin tu crois

05/08(!)/07