dimanche 6 avril 2008

Ta Chaussure

dans la supplique d’une garde-robes de plaisir
ou dans l’espace sans fin d’un rédhibitoire désir
que ne saurais-je dire qui viendrait me rougir
si ce n’est ce soulier tantale rouge du cuir
de celle qui un soir de bal le portât au partir
d’une aventure diablesse tragédie de maudire
la belle enfuie ne me laissant plus qu’à venir
le nubuck sang de la nuit de tous nos délires

d’elle elle ne laissa que la grâce d’une chaussure
avant de s’élancer nue à la main l’autre pointure
et du ponton plonger aux vagues de l’embrasure
d’un soleil levant les yeux en bride d’une flotte d’azur
de mille poissons volants qui jamais ne la crurent

alors que vivante elle se noyait morte de l’impur
je gardais précieuse en mon sein la divine blessure
qui de l’amour cruel m’enchaînait en éternelle clôture
de toujours rechausser les deux pieds en originelle posture

Asl&



(seconde version…la première est dans les caves dAsl&DuFrioul…)

jeudi 3 avril 2008

le titre était à sortir

 

c’était dans une rue

il y avait moi mais je n’en suis plus si sûre
tu marchais et je ne voyais que tes chaussures
le chat avait bondi de derrière une voiture
alors tu t’étais plaquée le dos au mur
tu avais peur ça j’en suis sûre
car je le lisais au crin de ta chevelure
tu lâchais de grosses bordées d’injures
le chat avait levé sa patte de griffure
ton beau visage allait se perdre en beigne mûre
et ton sang marqueter tes si jolies chaussures

je devais être là maintenant j’en suis sûre
pour arracher un morceau de ma robe de bure
pour éponger en hurlant toutes tes blessures
juste pour ne pas salir tes si belles chaussures
sous mes pieds nus j’entrevoyais la déchirure
du sol criblé de toutes les écritures
l’histoire s’écrivait au fur et à mesure

c’était dans une rue ça j’en suis sûre
tu avais mis tes nouvelles chaussures
les vieilles s’étaient laissées mourir d’usure
quant à mes pieds à moi nus de la froidure
ils chantonnaient en claquant de la gelure
de celle qui s’écrit lorsque l’on sort de l’épure
une fois le chat parti et que plus rien ne dure

j’avais mis ma robe de celles quand je jouais ben hur
d’ailleurs nous sortions d’un film appelé la déchirure
le chat t’avais dévisagée ça j’en suis sûre
bien qu’il n’ait fait que lacérer tes chaussures
de mon regard jaloux te plaquant contre le mur
j’enveloppais ton corps de ma robe de bure
et comme le chat qui rôdait d’une belle impure
c’était ma main qui s’accrochait à ta figure
puis tout se mettait à filer craquant les coutures
je t’usais le portrait au reste de ma déconfiture

c’était dans cette rue à la sortie de MontSégure
quand tu m’as dit mon chat s’appelle Arthur
et que je t’ai répondu bizarrement j’aime tes chaussures
je me souviens maintenant cruelles de notre signature
de nos jeux sang maux bordés de la mer d’Epicure
des poubelles renversées aux dames de l’écriture
de nos drames de soufflets en grotesque fioriture
je souris même de t’avoir aimée en bassesse luxure
et de ne nous être jamais regardées qu’en miniature

c’était dans une rue

vieille d’il y a vingt ans à l’aube des ans en majuscules
alors que le chat s’éprenait d’amour enfin sans recul
la souris se mit à battre la semelle d’une paire de chaussures

je crois bien que je t’aimais car au moins ça j’en suis sûre

...

samedi 29 mars 2008

par tout

 

 

par les routes
par les chemins
par les doutes
par l’incertain
par la montagne sans fin
des arbres au chagrin
d’un siècle de branches
aux feuilles des ans voûtées
les mains traînant poussière
sur le marbre végétale
d’une caresse abdominale

j’avance
dans l’attirail d’une prison et d’un crayon


par les sentes de l’esprit
par les pas du corps
dans le squelette de la vie
à deux à trois à quatre
de l’oedipienne faculté
serpentant nature primitive
d’une rampe en vallon
à une flaque utérine

je berce encore enfant
de la matrice providentielle

par tous les temps
par toutes les heures
partout les gens
cherchent le bonheur

par les ciels d’errance
par les soleils de l’ultime
par les cris de sous silence
par les anges victimes
par l’ignorance aussi
par le début d’une poésie
qui commence
par mourir
par les mots
de la beauté qui s’élance
les ailes battues de cruauté
par la mort
despote omniprésente

par le soupirail de la vie
je respire encore

par tous les jours
par tous les temps
partout l’amour
reste dedans

par la blancheur d’une bière
par l’ombre d’un soupçon
par l’avancée d’une prière
par la fleur envolée d’une raison
par toutes les larmes rouges
en vagues troubles
d’une chaîne flottant autour d’une roue
au pays émergé des supplices
là où poussent les âmes
en proie de l’hécatombe

je me traîne toujours
fantôme sans secours

par toutes les peines
par tous les temps
par toutes les haines
je reste vivant

…

Cette photo n’est pas là par hasard, parce que les premiers mots de ce texte je les ai eus ce matin en me brossant les dents dans une salle de bains…et comme la fin à écrire est impossible pour moi en ce moment…je termine à l’endroit du début où ils sont apparus
Asl&V.

mardi 18 mars 2008

vingt heures et quelques secondes

entre gris clair et gris foncé
un ange traverse le ciel
quelques secondes
au goût d’éternité
j’aurais tant voulu
écrire un poème
mais je ne peux pas
à moins d’écrire
je t’aime
comme on souffle
sur une vitre
pour du bout du doigt
tracer un coeur
j’aurais tant voulu
écrire un poème
qui soit le soleil
de tes yeux de ta voix
mais je ne peux pas
à moins d’écrire
je t’aime
comme on pose un baiser
sur le silence
des lèvres aimées
un oiseau siffle
quelque part
en cris d’amour
dans le jardin
entre gris clair et gris foncé
je lis des signes de lumière
j’aurais tant voulu
écrire un poème
qui soit le parfum
que je respire
mais je ne peux pas
à moins d’écrire
je t’aime
avec les lettres
de ton prénom
et les heures passent
le jour la nuit le jour
tu avances survolant l’océan
j’ai dans l’oreille
ton dernier souffle de France
d’une plume douce ta présence
alorsje voulais
écrire un poème
mais je ne sais dire
que je t’aime

je t’aime

mercredi 12 mars 2008

Car L'Amour Unit Des Etres

des jours à écrire
sans pouvoir rien dire
de ce toi au fond de moi
des jours à tourner en rond
comme à tourner autour d’un lac
à retenir mes mots
les deux mains dans les poches
à te sentir loin
alors que tu es proche
sous le même ciel gris
simplement le ciel

parce que les guerres ont tout détruit
des châteaux des rues et des villes
que les cimetières sont partout
de croix blanche en plaque brune

que l’on débarrasse les ruines
de la brasserie de mon enfance
et qu’une photo ne pourra rien changer
quand le plat pays redevient plat

je suis à la frontière des collines
des champs à l’horizon
au contraire d’une faille
même si les chemins s’effondrent
je suis à tourner en rond
comme autour d’un lac

les églises sont des copies
les maisons sont des chalets
les étangs d’anciens marais
les montagnes sont des terrils
posés sur des terrains minés
et la langue de ma grand-mère
résonne au téléphone
de la route des dunes de l’hiver
sur la moto de mon grand-père
aux bombardements
de ceux qui sont restés
à cette longue route à pied
de tous les enfants morts
à mes oncles et tantes
jamais connus
de l’hôpital en briques rouges

des jours à écrire
sans pouvoir rien dire
à vouloir éteindre une fièvre
en la noyant de souvenirs
des pages et des pages
à te parler de tout de rien
des jours à juste
te prendre dans mes bras
pour écouter
les nuages passés
et ceux qui passent
sans pouvoir rien dire
d’autre que je t’aime
sans parole
sans mot
parce que
c’est comme ça

c’est comme ça
que je suis
des jours à écrire
à te cacher secrète
au fond de mon coeur
à vouloir
te garder si fort
comme un trésor
puisque tu es mon trésor
qui brille en moi
alors je suis quelqu’un
qui a si peur de te perdre
par un mot une phrase
une grimace une photo
par un silence aussi
le mien

je suis à tourner en rond
comme autour d’un lac
j’écris des pages et des pages
en marchant sur le sable des phrases
je repasse sur les traces
sans rien pouvoir dire
à personne
car je ne croise personne
qui se souvienne de moi

je suis à tourner en rond
quelque part au bord d’un lac
les arbres se sont couchés
sous la tempête
mais j’avance encore
j’enjambe les troncs
des corps vivants
parmi les branches cassées
je cueille des bourgeons
mes amours sont mortes
de la même façon
un jour à tourner en rond
à chercher une main
pour me comprendre
j’ai quitté le ciel gris
pour le soleil d’un midi
la différence
c’est que je suis à tourner
autour d’un lac qui existe
celui où les mains dans les poches
je pense à toi à mes côtés
et que lorsqu’il fera
moins froid
que tous les restes d’hier
auront été balayés
ma main prendra la tienne
pour te parler

                              Asl&

je t'aime

jeudi 6 mars 2008

à l'aube

sculpture
une rupture
de blessures, de doublure, de marbrures
une torture
de griffures, de zébrures, de criblures
une rainure
de ciselure, d’éraflure, d’effilure
une couture
de tubulure, de cambrure, de plissure
une coulure
d’écriture, d’usure, de soudure
une aventure
de brûlure, de raclures, de morsures

les mots raclent, les mots arrachent, les mots détachent.

Dans l’embrasure d’une ouverture, je préfigure la désulfure, j’endure les doigts d’écorchures, mon oeil en fourchure qui destructure les cannelures, les bosselures, les faufilures, les éraillures, les écaillures, les émaillures, les soufflures, les dentelures…jusqu’à ce que l’enclosure de la feuillure me libère pour une nouvelle texture.

Alors :

l’œuvre est close et repose dans un corps, dans un geste, dans un mouvement, dans une trace, dans une danse, dans un poème, dans un amour… dans une musique.

Elle se balance,

ouverture
fermeture
ouverture
fermeture
ouverture
fermeture
ouverture
fermeture
ouverture
fermeture
ouverture
fermeture
…
Elle s’en balance,
de figure en figure
de mot en mot
de structure en structure
de vie en vie.
Elle vit sa vie
d’arbre en arbre
de liane en liane,
et elle bourgeonne
printemps
ivre de feuilles
à peine écloses,
de nervures fraîches et nobles
d’un soleil à la grandir
et d’un été à la brûler
pour tout recommencer…

…une rupture, une torture, une rainure, une couture, une coulure, une aventure…qui dure, qui dure…le temps,

le temps
des mots qui attachent,
des mots qui se lient,
des mots d’une Apache
qui se livre à la vie.
le temps d’aimer
pour toujours
le temps
de deux
à se dire
le temps
à deux
de se dire
…
le temps
d’un tatouage à caresser
le temps
de mots doux et sages
à inventer
le temps
de ne plus avoir peur
le temps
qui va plus loin que le bonheur
le temps
qui n’en finit pas
le temps
des millions de bras

le temps de l’amour

samedi 1 mars 2008

En rose et bleu

Le bonheur ? C’est toi, c’est moi, c’est ce rapport qui est sans force, c’est le bonheur du matin, les premières gouttes qui tombent sur le café et le petit nuage qui se dégage, un parfum de souvenir de tous les matins, de ces grands jours aussi à se lever tôt pour partir loin, de fermer la maison et d’enfermer toutes ses odeurs dans le jour qui se lève et puis partir à l’aventure avec une main, avec un sourire, avec deux couleurs, avec ce trois fois rien qui m’emplit le coeur parce que tout ira bien si je chante, si je ris, si tu es là. Alors je t’aime tout haut tout bas, je souris le matin dans la toundra, le soleil qui se lève, je vois la grue, j’entends ta voix, j’écris un poème de fil décousu, cet habit que tu portes si doux de ces couleurs qui t’enveloppent, alors je te prends dans mes bras et je te chante la chanson que je ne comprends pas, la tienne que j’aime tant. J’ai ta mer sous les paupières, l’étang de Berre, l’arbre de ton jardin, ton sourire, tes éclats de rire, ta mosaïque aux reflets de l’esprit…J’ai des mots qui s’écrivent de toi comme autant d’oiseaux bleus et roses qui sur la feuille se posent… comme les traces de ce qui existe entre nous deux.

jeudi 28 février 2008

petit jeu boule de neige

J’ai été taguée par Ars qui à été taguée par Textures qui a été taguée par le Joujou rouge qui a été taguée par Patarame qui a été taguée par Dis bonjour à la dame…
Il s’agit de dire six petites grandes choses sur soi sans importance mais histoire de se dévoiler.

1. J’ai toujours des bonbons dans mes poches.
2. Je n’aime pas les boissons gazeuses sauf le pschiiit et le champagne.
3. J’aime les ronds, les cercles, les spirales, les ressorts, les engrenages, les moulins et tout ce qui tourne.
4. je suis imbattable au mah jong, forcément je n’ai jamais arrêté l’entraînement.
5. je ne lis que des livres pour enfant.
6. j’ai bien aimé participer à ce petit jeu boule de neige…



Je tague 6 bloggueurs/ses qui devront suivre le règlement suivant :
- préciser qui l'a tagué avec un lien vers le blog
- reprendre ce règlement
- lister les 6 trucs sans importance
- taguer 6 bloggueurs/ses pour qu'ils s'y collent à leur tour !

Je tague
Jeanne, Ariaga, La Fée Bleue, Merlin, Lam, Théo et top bonus : Ehiie
(parité non respectée…hihihi et en plus impair et passe !)

dimanche 24 février 2008

Le silence des vagues

Je n’irai plus par les mots
par les vagues
j’irai par tes yeux
par ta bouche
de la lumière à l’ombre
de l’ombre à la lumière
j’irai dans tes regards
suivre tes pas.
J’irai sur ton visage
comme sur une plage
qui glisse entre les doigts
sur l’infime de ta peau
de sable si fin
je tracerai le chemin
qui va de toi à moi
de moi à toi
en cercle du monde.
Non je n’irai plus par les mots
par les vagues qui vont et viennent
perdues aux flots du désir
sans jamais toucher l’eau
j’irai par ton corps
au plus profond de toi
j’irai me taire.
J’irai
au creux de ton âme
bercée des fleurs de l’arbre
lassée du sel des larmes
j’irai me perdre dans tes soleils
au rêve de la couleur de ton ciel
j’irai t’aimer
comme je t’aime.

mercredi 20 février 2008

XX/II/VIII

Je suis en silence nulle impatience en absence de ma présence, c’est étrange le temps la plume glissant sans se poser d’encre face à tous ces mots du passé qui forment l’image brouillée d’avoir existé tant ils sont loin de mes pensées d’ici de ma vie de cet instant où le silence laisse place à l’autre silence.
Après une dernière danse, grains de poussière dans la lumière, je plonge dans l’allégresse d’une paresse, j’essuie les vers imaginaires brillants d’une poésie de vides et de pleins déchirés, de déliés recomposés, d’obscures éclaircies de désir inachevé, de partage en partance et de présage de voyage…Et je souris, légèrement divague, ils sont là ces amis alors que je les croyais en Antarcie ils viennent fondre sous mes yeux les images coulant de nouveau dans les veines de mon esprit, petit ruisseau clapotant sous le bruissement du vent, frêle eau vive qui caresse la toundra d’une fine ligne vierge toute bleue de tout soucis alors j’écoute les mots chantés depuis la loge de cet arbre improvisé et mes capteurs de vibration s’allument les uns après les autres pour m’inonder de la plus belle musique qui soit, celle qui n’existe que dans l’oreille de celui qui la perçoit.
Je rime de moi, je rime de mes mots écrits tout haut comme à la signature d’un tableau d’une simple date parce que c’était ce jour-là et pas un autre que le silence n’a parlé que pour moi en m’apportant l’apaisement de me retrouver seule sans un mot.

dimanche 17 février 2008

pour toi mon alphabet de couleur

Je t’aime à ne plus oser te l’écrire, à ne pas encore oser te le dire. Pourtant je sais que tu ne vas pas t’enfuir, que tu continueras toujours à rire, à sourire.
Je t’aime, je n’ai pas peur de te perdre, toi non jamais tu ne me blesseras, je le sais. Avec toi j’ai de l’amour en moi, des mots de velours, je me sens bien sans chercher pourquoi, je prends, je te prends dans la caresse, la tendresse de tes mots, le soleil de ta voix, ce que tu me donnes et tu me donnes beaucoup d’être là dans mon coeur, de me faire rêver de toi, de me parler, de me faire parler un peu, de me faire rire, j’avais oublié comme oublié aussi la simplicité d’aimer, de me laisser aller, d’avoir confiance.
C’est si nouveau, je ne m’attendais pas, à rien d’ailleurs que d’écrire pour noyer mon malheur. Et je souris de mes premiers mots chez toi cachée derrière une adresse posthume, je sentais déjà que tu me touchais mais je ne savais pas que c’était du bonheur, j’avais peur comme lorsque l’on ne croit plus en rien qu’en la laideur du monde humain.
Je t’aime oui, du voyage, des voyages de nos mots, mais plus aussi tu le sais, je t’aime toi dans ce que tu es, qui tu es. Ca ne s’explique pas, les mots ont leur limite souvent pour moi, et là l’amour ne s’écrit pas, il se vit et il bat quelque part en moi, en toi, en nous.
J’aime cet amour, ce lien invisible entre nous, si proches d’être aussi loin l’une de l’autre mais avec toi je tourne une page pour en ouvrir une autre, une belle à découvrir et à écrire ensemble.
Je ne sais plus où mettre ces mots, mais je ne veux pas qu’ils soient tout bas parce que tu me réconcilies avec moi et c’est important que je le dise, non pas à la terre entière (oui la terre qu’est-ce qu’elle en a à faire de moi…) mais juste à ceux qui me lisent depuis si longtemps et à qui je dois beaucoup, vraiment, d’avoir et d’être encore là.

samedi 16 février 2008

l'arbre au printemps

 


C’est le plus bel amandier du quartier
à la fraîcheur d’un matin printanier
il me donne la tendre chaleur rose
de sa présence qui sur moi se pose.

Le port gracieux de plénitude
m’offrant ses fleurs fidèle amant du sud
dans ce jardin où le jour se respire
de souvenirs en parfum de soupirs.

J’embrasse à la caresse de mes yeux
les branches porteuses de tous les jours heureux
c’est le plus bel amandier du quartier
à la saveur d’un baiser du monde entier.

mercredi 13 février 2008

voyage

le brillant de tes lèvres
l’étincelle de tes yeux
le fauve de tes cheveux
et la blancheur de ta peau
à détacher l’anneau
et me jeter à l’eau

la course de tes lèvres
l’éclat rieur de tes yeux
la douceur de tes cheveux
et la tendresse de ta peau
à délivrer les flots
tout le long du fil de l’eau

le parfum de tes lèvres
le doux secret de tes yeux
le souffle de tes cheveux
et la chaleur de ta peau
à fondre d’une vague
dans l’ivresse de ton eau

je vogue
imaginaire pirogue
sur l’étincelle de tes yeux
le fauve de tes cheveux
sur la carte de ton corps
bercée d’îles au trésor

je voyage
au ciel de ton visage
de tes lèvres qui brillent
à ton oreille qui scintille
je t’aime comme un rêve
d’amour sans trêve

je glisse
d’une fleur en calice
à l’odeur du printemps
sur tes bras vivants
mille pétales en pleurs
dessinent le bonheur

je t’embrasse
tu m’enlaces
tu me fais rire
en fleur de saphir
et tu me fais l’amour
de m’offrir un nouveau jour
alors je ne vais plus pleurer
derrière mes yeux où tu es
je vais vivre le voyage
sans nul autre bagage
que tes sourires
de l’avenir
que les couleurs
baignant la baie de ton cœur
que ce vent libre aux voiles
de croire en notre étoile

je vais écrire ce moi
oublié depuis tant de mois
ce souffle perdu à courir
pour tenter de me fuir
ce cri usé d’espoir en vain
à vouloir dépasser demain
je vais t’aimer encore et fort
toi qui m’ouvres du dehors
parce que tu as trouvé
de mes chaînes la clé
celle de me sentir aimée

Asl&

dimanche 10 février 2008

IX/III/VIII

Si tu avais été là
pour être une ombre
à te confondre
de moi
je serais restée
muette de ce monde

si tu avais pu
effacer tous les mots
pour être sans regret
que le sourire
d’un monde imparfait
j’aurais été celle que tu aimais

si tu avais su combien
pour m’entendre ici
à te parler
j’aurais été libre
du silence passé

si tu savais
Comme je n’ai plus peur
de ton absence
à n’être qu’une fille
au courage de mes fuites

moi
au bout de mes rêves
à me sauver de tout
si tu savais la parole
qui me console
de m’être tue
quand j’étais morte
perdue entre tes bras.

dimanche 3 février 2008

Dans un soupir

il y a toi dans tous mes mots
dans tous mes pas
dans l’air que je respire
il y a toi qui me guérisqui soignes mes peines
qui me fais rire
il y a toi que j’aimel’odeur de tes matins
la chaleur de tes nuits
l’envie de te prendre dans mes bras
et de te sentir m’aimer
comme je t’aime dans tous nos baisers
il y a toi mon angeinvisible shiva
qui souffles de tous tes bras les nuages
doucement vers d’autres rivages
ou bien encore nue allongée
sur la plage des roches roses
le vent de tes pensées libres
effaçant les voiles du bateau qui se pose
il y a toi ma douce amiedans tous mes mots d’amour écrits
aux îles perdues et retrouvées
comme autant de rêves à nous donner
toi ma belle
que j’aurais aimé connaître
bien avant que le temps
ne nous enlève nos âmes d’enfants
et en disant ça dans tes sourires
je sais bien que je viens de mentir
il y a toi dans tous mes motsdans tous mes pas
dans l’air que je respire
il y a toi qui me guéris
qui soignes mes peines
qui me fais rire
il y a toi que j’aime…
dans un soupir