vendredi 24 juillet 2009

le ciel se lève


doucement le ciel se lève
le soleil se pose du côté de l’océan
là où naissent les rimes d’itinérance
mes yeux quittent la nuit pour ce jour
marcher à la poussière du sable
les mains aux vagues du hasard
la poésie comme épouse de mes doutes
derrière les souffles marins
il se peut que des îles poussent
je rêve à ces milliers d’adjectifs
qu’il me reste à apprivoiser
de sage à sauvage
les pieds nus
un pigeon de voyage sur l’épaule

doucement le ciel se lève
mon corps se met à la source d’un port
havre de l’imaginaire avant le grand départ
mes mots éclairent sur la feuille des sourires
ils se roulent éclos de qui de l’oeuf ou de la poule
ils sont avec l’amour mon plus beau cadeau
je ne fais que les suivre pour qu’ils m’emmènent

doucement mes yeux s’habillent de l’or d’une plage
mes cheveux se parent d’une bruine de mer
sur mes lèvres je goûte les fleurs de sel
de celles que je ne connais pas encore
un pigeon de voyage sur l’épaule
pour ne pas te perdre

j’avance là où naissent les plus belles danses
où les rimes amoureuses se moquent gentiment  
de l’élégance
et plongent dans la transparence du temps
pour s’écrire en vie dans les rêves ciel après ciel

toujours le même ciel
mais si différent chaque matin…

Asl&

mercredi 22 juillet 2009

morning



le goût du matin dans la bouche
drap froissé
soleil levé
la douceur de l’air que je respire
et les rêves de la nuit me reviennent
d’une course folle pour te retrouver
et qui se terminait tout contre toi
pulpe orangée
arôme café
la douceur de l’air ni chaud ni froid
et les rêves de la nuit me reviennent
d’un baiser si tendre si bleuté
que c’est lui qui m’a réveillée
crayon papier
pensée d’aimer
la douceur de l’air qui m’enveloppe
et tous les rêves de la nuit me reviennent…

jeudi 16 juillet 2009

amour-euse


Du bonheur, des mains, des pieds, des ventres, des têtes absentes et la caresse du vent pour lier aux pinceaux des couleurs toute la lenteur des mouvements.
Des boucles, des bouches, des souffles, des peaux si douces et la promesse du temps pour lier aux pinceaux des couleurs le tableau du bonheur.
Des sens, des courbes, des lignes à surprendre, des doigts se mourant en soupir et le parfum du plaisir pour enlacer aux pinceaux des couleurs les âmes en corps éprises l’une de l’autre…

* titre jeanne
** photos d’après…d’après jeanne… 

dimanche 12 juillet 2009

Poème à la Lune de l’Aqua-coeur****


La Lune est ronde
mon corps se désaccorde de l’instant.
J’ai des envies qui poussent lorsque tout dort.

Le ciel si bas.

Les pointes tendues.

Alors les draps en flot scintillent
et les mots finissent par rejoindre
cette languissante détresse.

La Lune est ronde
je n’ai plus rien à écrire
il me reste à faire le tour du monde
deux ou trois fois
ou même quatre encore
encore
à la poursuite de ses baisers.

C’est si terrible que j’aimerais l’oublier
m’endormir pour me réveiller
loin des dunes captives et brûlantes
ne plus m’appeler que l’océan de mes pensées.

Mais j’ai tant de choses de mes voyages à lui dire.

Elle a tant et tant de son temps à me faire découvrir.

La Lune est ronde
je lis son visage entre les nuages
celui de l’amour qui éclaircit le lit.

Je suis des yeux le fleuve déroulant les secondes
elle me sourit.

Parce que vois-tu
elle a mis son sourire au fond de tous mes bleus.

La Lune est ronde
et moi
moi
je pense à Elle toute la nuit
jusqu’au matin des oiseaux
qui me cueillent au jour d’une nouvelle vie.

La Lune était ronde
et la mélodie de la pluie
tombant sur les ardoises du toit
me donne vraiment à rougir
qui se mêle à celles des grives et des oiseaux sans nom
qui se mêle surtout à  la plus belle de mes insomnies…

samedi 4 juillet 2009

Petite Lettre pour Toi


Mon amour,

J’ai mis du sable dans mes chaussures,
la plage sous mes pas,
un vent d’azur sur mes cheveux.
J’écoute les coquillages
qui accompagnent mon arc-en-ciel muet.
L’Atlantique nous sépare
mais les mots nous retrouvent.
Tu dors de l’autre côté du soleil
et je dore amoureuse de ton corps.
J’ai mis du sable dans mes chaussures,
la plage sans fin du nord au sud
un papillon indien sur mon épaule.
J’écoute les ailes
qui accompagnent le silence de l’océan.
L’Atlantique nous sépare
mais les mots nous retrouvent.
Je me lie à toi en t’écrivant
et je te lis en moi mon doux trésor.
j’ai mis du sable dans mes chaussures
la plage à traverser jusqu’à la mer…

mercredi 1 juillet 2009

et les cigales stridulent


ficelle d’amour pour celle
à lier au ciel de mes yeux
une tresse au velours d’une rose
pour lacer les chemins de son corps
serpenter de douceur la magie de ses noeuds
et puis serrer comme on embrasse
pour ne plus jamais se perdre…

*photo Jeanne

lundi 29 juin 2009

*à l’encre de l’envers


un jour
de silence ou deux
un passage de cri
où il pleut
un soleil bleu sous l’immense
une crise de patience
ou deux
dans
un éclair blanc
où il pleut
un trouble étroit
ou même pas
un coup de ciel en mirage
un soleil sang baigné de rage
un mot qui coule
ou deux
dans
un trou creusé d’une bombe
où deux allumettes
se battent en duel le feu
qui de la bleue
ou de la rouge
s’éteindra la mieux

un jeu d’une vie
ou deux
un passage de l’oubli
où il pleut
un désert noir sous l’immense
une étincelle blanche
ou deux
dans
un signe de lame
où il pleut
une larme
une vie
ou même pas
un coup d’amour en otage
un soleil sang baigné de rage
un mot qui coule
ou deux
dans
une fosse creusée de l’ombre
où deux âmes vives
se battent en coeur
l’espoir
de l’heure
ou de la demie
qui sonnera la mieux

…passe passe passera
la dernière restera…

mercredi 24 juin 2009

petite berceuse méridienne(1)



les gnous les caribous
la foncent de partout
toute sa peau résonne
d'épouser une lionne
la gazelle bleue a la trouille
ﻊ
les chimères et leur mère
éclairent les éclairs
tout le blanc bascule
de frissonner le tulle
la gazelle bleue a la trouille
ﻊﻊ
et les zippo pot âmes
l’appellent tous madame…
ﻊﻊﻊ

dimanche 21 juin 2009

sans titre


 

I’m beginning to see the light
shadow boxing in the dark
 it’s a blue world
your lips are burning mine
feeling “this girl” under the sun
under the sea
under the sky
…under the wind
under the silence and words
swimming with you
…just like a gazelle moon
who loves you on his heart

samedi 13 juin 2009

Sfigmonanomettro

 

Elle se portait en bleu des mers froides
la peau couleur du sable des dunes
les yeux perdus entre l’opale si blanc
et la profondeur abyssale de l’océan.
Elle se portait en transparence aussi
se fondant au rouge et vert des tumultes de la terre
les mains culbutant les herbes couchées par le vent.
Seul son sourire fidèle amant de ses passages
vivait aux rives plissées du temps présent.
Elle se portait en trouble ému
balbutiant ses silences à l’inconnu
sur ses lèvres couraient les îles des anges et de l’enfer
elle soupirait en corps les abandons de sa prison
puis elle s’étirait en colère démise de sa falaise fière.
Elle se portait en brume pâle souveraine du soleil
criant sirène la vague aux jambes liées par les algues
l’amour la portait d’enfanter tous ses rêves
alors elle se portait en jour attachée du bonheur.
Elle souriait…

 *photo Jeanne

lundi 8 juin 2009

Tocada por los grande maestros

 




ce soir c’est cithare
six cliquetis de chaîne
sur le silence de la nuit
si le corps est sage
c’est d’apparence
car la statue de pierre aux six fers
a les sens en alerte orange
bandeau de soie multicolore
les initiales sont jetées au sort
avant que ne s’ouvre le livre d’or
les murs de la chambre soupirent encore
de quelques feuilles à faire peur
échappées du livre de l’histoire
puis au souffle chaud d’un je t’aime
la prison d’albâtre s’écroule d’elle-même
le château des emblèmes de cartes s’efface
sous la douceur de l’amour
les deux âmes noires s’enlacent
ce soir c’est cithare
six cliquetis de chaîne
sur le silence de la nuit…
*Photo Jeanne

mardi 2 juin 2009

plaisir d’écrire

 


 


palpite le cœur
sous la peau coule une sève marine
mon corps s’excite
mes sens s’affolent
l’amour m’habite
les courants coulent
de mes deux bras qui veulent te prendre
dans la forêt profonde de mon antre
je t’aime
une île pousse au milieu de l’océan
les lèvres aux vagues me déferlent
la folie m’étreint sauvage nue
j’ai l’arbre aux sirènes
au fond de moi qui se déchaîne
et c’est toi qui me palpites mon trésor rouge


*Photo Jeanne

vendredi 22 mai 2009

Cent Lunes


 


Au chenal du soir
le corps y dort
sombre cor à la brume







donne-moi des mots d’amour
tous les en retard
les ratés d’un soir
ceux qui n’ont jamais couru
ceux qui se sont perdus
pendus au cou d’un paradis
les jamais dits
les jamais sus
les jamais pris
laissés au compte du silence
les tordus dans tous les sens
qui s’accrochent
qui s’agrippent
qui se chaînent
se déchaînent à la nuit
en vaisseaux de lumière
donne-moi des mots d’amour
encore
emplis les vides
qui se gonflent en moi
de ta folie
mets du vent du salé
du poivre de la poudrière
du sang de tes veines
dans les miennes
souffle la caresse
en tatouage bleu de tes lettres
fouette mon âme
dis-moi je t’aime
…ma tendre flamme

dimanche 17 mai 2009

A l’Encre de la Lune


Sa page est large si blanche
à dessiner les hanches d’une femme
si belle et si ouverte de mots offerts
qu’elle est la Lune qui se pose sur la mer.
Elle sait tout
le ventre rond
le croissant d’or
où s’accroche la cape noire de jalousie
et les feux de l’amour aussi
que souffle le vent aux nuages
des gris des blancs
des roux des éclaircis.
Elle porte une robe de voiles
un bateau sombre habillé de vagues.
Elle s’envole vers les montagnes
où jaillissent les roches si pures
taillées par les frissons d’une source.
Elle se fait l’amante des éclairs
la foudre étoile de tous les arbres
elle devient sang cruelle de l’hiver
puis douceur de l’orage solitaire.
Elle se vide pour emplir la nuit
elle écrit sur
les draps bleus froissés
les parfums de la vie
le goût salé
où se fondent les deux corps noyés.
Elle est la Lune
elle s’accroche à tous les ciels
réveille les phrases ensevelies
défait et refait les cordes du violon.
Sa page est large si blanche
à écrire les rivages d’une femme échouée
si belle et si ouverte de ses bras offerts
qu’elle est la plage où s’épouse la mer.

dimanche 10 mai 2009

danse bleue


 

Ma déesse
ma source
mon ange au corps de velours
au sein éclos d’une rose blanche.
Ma promesse
fille de l’innocence et du vent.
Ma passion
mon rouge aux mots
aux cerises éclatantes de ta peau
mon sourire d’il fait si beau.
Ma belle
mon hirondelle
ma fine chaîne
ma cheville
ma liée à toi qui me délies.
Ma saison
mon jardin de vie
ma fleur
mon toi
mon amour…