mardi 6 novembre 2012

Le ciel ?

Il arrive qu’il ne soit que l’œuvre d’une feuille blanche bien pliée selon des règles ordonnées. Mais pas toujours, car au plus fort du système des mystères intérieurs s’écrivent en lignes croisées des signes qui ne peuvent pas tromper.
Ainsi je déplie le rectangle de ce qui devait être une route toute tracée pour créer le bonheur éphémère d’une feuille ronde en papier, et me voici surprise par des éclairs, des traces en fusée qui définissent de nouveaux fuseaux horaires, des griffes de grilles profondes qui se délient dans l’atmosphère, pour me souffler qu’il n’y a pas vraiment d’heure, vraiment pas d’heure…pas d’heure pour comprendre que la Terre est ronde et qu’être libre de la vie c’est pouvoir garder les yeux ouverts sur l’infini…
St Valery sur Somme août 2010
 
 
Comme une étoile au milieu de la nuit, comme une feuille de l’arbre qui s’est enfoui.

mardi 30 octobre 2012

L'infirmière pleure


Elle en avait les yeux mouillés, elle pleurait comme dans ces moments où l’on ne peut pas pleurer, ces moments…
Elle répétait : c’est la première fois que ça m’arrive, et moi souriante et soulagée qui ne comprenait rien d’autre qu’elle n’aurait pas à me repiquer, je lui disais bêtement que moi c’était la troisième fois.
J’aimerais la revoir, enfin plutôt retomber sur elle (puisque l’absurde c’est toujours que ce soit une différente à chaque fois), parce qu’elle a eu l’honnêteté de me dire qu’elle avait claqué la veine, qu’il fallait appuyer fort et puis en rentrant chez moi faire des compresses d’alcool à l’eau tiède. C’est elle qui a appuyé fort des deux mains d’ailleurs. Chez moi j’ai retrouvé un kit de compresses avec des pinces (intéressantes ces pinces pour un usage intra-scolaire au sein de mon projet récupération d’objets en plastique de tous genres…) et une bouteille d’alcool…enfin la douleur vive apaisée, vraiment j’ai eu mal, de cette sensation d’aiguille toujours présente…je me suis mise à réfléchir.
« Pourtant j’ai pris une fine aiguille… »
Moi je sais, mais après, seulement maintenant en revoyant dans ma tête le tube plein à rebord j’oserai dire, car d’habitude c’est…c’est…au mieux…deux petites fioles au compte-gouttes et l’infirmière rassurante qui dit « ça suffira bien assez ».
Je sais qu’elle est allée trop vite. Je pense simplement…
Je suis contente pour elle que ce soit arrivé, être une infirmière « chevronnée » ne veut pas dire n’avoir jamais de « couac », je me demande d’ailleurs comment elle a pu faire pour n’en avoir jamais eu.
Et puis ce soir avec l’Amiral qui me parle de motif de renvoi…Je me dis qu’au vingt et unième siècle  on pourrait admettre que les Asl& ont des veines spéciales et que c’est la faute de personne !!!

mercredi 17 octobre 2012

Une chantrice et une acteuse...


Je l’ai fait par curiosité, je l’ai fait aussi parce que je savais que tout avait changé et que je n’aurais aucun souvenir du passé.
Je l’ai fait en vérité car j’avais le choix, le choix du lieu mais pas que ça. Le choix du temps d’attendre, le choix du jour, le choix d’octobre.
Je devais trouver l’espace qui ne me ferait pas fuir,  celui qui dès la porte d’entrée ne me tétaniserait pas, et à toutes les portes ensuite.
Je l’ai fait car quel qu’en serait le résultat, je l’aurais fait et c’était déjà une victoire. Comme déjà sortir seule du labyrinthe et de passer dans un couloir entouré de jardins. C’est insensé ce que peuvent cacher comme dédales certaines façades de centre-ville.
Tu sors la poitrine engluée, les lunettes revissées de travers sur ton nez et c’est tout de suite le trottoir de la pluie, un joli feu rouge, une flaque, un carré de boue et un petit bonhomme vert qui t’ouvre les clous.
Je ne voulais pas me retrouver seule dans la cour des miracles.
Maintenant j’attends sans attendre le développement écrit des clichés compressés et de tous les beaux arrêts sur image du film produit par l’Académie… Je souris ami lecteur, je souris parce que ma mère aurait été heureuse de savoir que je n’ai plus peur de m’exposer.

dimanche 7 octobre 2012

Hipposonge


Pour que brillent les étoiles, il suffit d’enlacer les fils d’or de nos pensées et pour que Youmé la bergère des coeurs devienne la reine du ciel il suffit de la merveille de nous aimer…
Les gouttes de pluie sur la vitre déroulent des hippocampes à l’infini, je connais seulement maintenant ce qu’est l’intensité de la poésie, avant ce n’était rien, je ne savais pas ce courant qui me traversait pour passer cette autre frontière, je ne savais pas…

dimanche 9 septembre 2012

"six women one man"

J’ai l’esprit entièrement détourné par ma vie professionnelle ces derniers jours, mais c’est un passage obligé, c’est à fond ou rien du tout, si je ne m’engage pas, si je n’y crois pas, je ne tiendrais pas. Après je sais que je lèverai le pied, que je prendrai du recul, et que je n’aurai pas ce sentiment de culpabilité en oubliant mon métier pour reprendre ma vie…
C’est toujours cette balance.
J’aime ces photos. http://www.images.ch/2012/fr/artistes/nadav-kander-34.html  … J’y trouve mon histoire, je me retrouve dans ce passé, et la plus belle chose, c’est que ce soit toi qui m’ouvres la liberté de me pencher sur ce que j’étais et sur ce que je suis à présent.


mercredi 29 août 2012

Sous le ciel de Youmé

de
Mon amour pour toi
Éclatante de beauté
Y aurait-il un rêve
Ou serait-ce la vérité
Universelle

mardi 21 août 2012

Être fière d’être différente !?

Je ne laisserai pas la source de mon point de réflexion parce que quelque chose m’échappe chez cette personne, je n’ai pas compris ce qu’elle cherchait à dire, et puis j’avoue…il y a comme un côté politisé dans ses propos que je n’aime pas. Mais il m’est difficile d’ignorer les questions que cela soulèvent en moi.
Cette note sera un essai, un brouillon de réponse, et de ça je suis fière, ne plus foncer tête baissée, car à présent avoir au coeur ma belle Hippocampe me tempère, m’apaise (je ne m’exalte plus qu’en songeant passer la frontière)…
Donc d’abord j’ai cette envie de balancer des pourcentages, mes pourcentages de différence, mais je devrais vérifier mes chiffres…de toute manière ça n’a aucune importance… être différent : c’est ne pas être dans la moyenne ? dans les 75 % ?  dans les 99,99 % ?...
Première conclusion : nous sommes tous différents !
Première question : A quel degré la différence commence à faire souffrir ?
Réponse : Cela dépend de chacun.
Autant parler de soi…
Moi j’ai trois grandes différences, je vous les livre en ordre d’importance, d’apparition dans ma vie : je suis gauchère, je suis lesbienne, je suis psoriasistique. Et à votre avis ? Qu’est-ce que j’ai envie de soigner, de cacher, de vivre avec et d’en être fière…C’est la dernière !!!
J’ai d’autres différences encore mais de moindre importance, notamment une que je liquide en ce moment, de celles sur lesquelles je peux agir, je dois même dire parce qu’il en va de ma vie…
Et voilà je sens que tu ne comprends plus tellement rien à ce que je dis, mais tu continues à me lire, tu continues à me lire parce que nous avons la même différence, celle de n’attacher aucune fierté à ce que nous sommes

mercredi 15 août 2012

Merci d'avoir osé...m'aimer

大
胆
の
た
め
に
あ
な
た
に
あ
な
た
に
感
謝

dimanche 12 août 2012

tourbillon

et si nous dansions passagères des lumières
sur la piste du salon où résonnent les éclairs
avant que la nuit bruissante et complice
ne nous perde au ralenti dans les détails d’une esquisse

et si nous dansions corps abrités de l’éphémère
dans la chaleur de la maison où brûlent toutes les chimères
avant que la nuit ne se meure en délices
sous les étincelles de notre propre artifice

mercredi 1 août 2012

qu'à la nuit tombe


Marie-Geneviève Havel
 Il pleut, une pluie d’été toute douce, et les gouttes qui tombent lentement de la fenêtre ouverte du toit me font penser à toi. Ce sont des hippocampes qui s’enroulent et glissent le long de la faible pente de l’ardoise grise. Elles dépasseront Terre Adélie pour faire ensemble le tour du monde, comme un baiser, très long baiser entre toi et moi…

                      tout doucement est ton coeur

vendredi 27 juillet 2012

le baiser des hippocampes

Je voyageais. J’avais fermé les yeux sur le sourire que tu avais glissé sur mes lèvres. Un souffle doux me parcourait, éparpillant dans l’air les colonies de sentinelles qui jusque là m’avaient maintenue prisonnière.
J’allais, éclose de liberté au vent du sable rose, il y avait ta douceur, ton amour, ta patience, ta fidèle présence qui faisaient glisser et tomber en poussière tous les doutes. Je voyais naître les étoiles, les mers, les océans et la montagne qui t’avait vue grandir, je voyais le lac frissonner sous l’onde de ta tendresse.
Je ne savais pas seulement écrire les mots, je savais aimer et je l’avais oublié un jour…je ne savais même plus quand. Je n’avais plus peur du silence, j’avançais dans la vie et ses tournants en laissant aux arbres leurs propres feuilles aux tourments, seul ce voyage m’importait à présent car c’était toi mon rêve, mon amour. Toi dont j’avais envie et toujours encore ma belle hippocampe de sororité.

jeudi 19 juillet 2012

de l'encre sans titre...et mon sourire


Francine Simonin

Elle s’appelle Amour et c’est vers elle que tous mes mots se tournent et s’envolent pour se prendre au filet de son désir. Je ne suis plus le simple papillon aux ailes de l’éphémère, le caméléon globe-trotter qui disparaissait à chaque nouvelle apparition d’un arc-en-ciel. Je suis celle liée à elle.
Elle est cet arbre aux feuilles émouvantes de mon paysage, sur lequel l’hippocampe sage que je suis aime se fondre à son feuillage.

Elle est celle à qui j’aime écrire.
Elle est toi tout simplement.

mardi 10 juillet 2012

A l'encre de nous deux

A ces poètes, soupirants du Sommeil
A l’heure où me levant sans soleil
Croyant encore en leurs mots surgis du passé de la nuit
A leurs Douleurs d’entre les fièvres artificielles
Les liant aux siècles des peurs universelles
A eux et à toutes celles
Et à toi surtout ma douceur chérie
J’aimerais dire
Que ce sont tes bras la seule merveille
Tes lèvres, l’unique source aux monts vermeils
Que la vie est le ballet bleu des hirondelles dans tes yeux
Et que le bonheur est la caresse jouvencelle qui lève le jour au ciel de nous deux…