mercredi 5 février 2014

A La mémoire de la gérante de la station temps pour elle


Je vais vous raconter une toute petite histoire en marge de celle d’Inshitayatoo, c’est un rêve, et pour une fois le scénario n’étant pas trop décousu, je peux essayer de l’écrire sans qu’il ne soit tiré par les cheveux.
J’errais comme de nombreuses fois dans mes rêves à la recherche du chemin pour revenir, de nombreuses fois mais pas toujours, parce que certaines nuits du fin fond de mon lit je me retiens de me perdre, je m’arrête, je tourne les yeux à 360 degrés, des paysages familiers que je n’ai pourtant jamais connus, m’assaillent, des montagnes, des mers, des plages, des collines qui s’effacent pour dévoiler d’autres collines, des vallées qui se succèdent, des cours d’eau, des rivières, ça monte, ça descend, ça me tente, mais mon corps se méfie…Je ne bouge pas, je scrute. Dans ces rêves immobiles, il m’arrive (j’allais ajouter lorsque j’ai tous mes esprits) de prendre des photos. Je ne vous expliquerai pas l’énorme déception lorsque je me réveille.
J’étais en vélo, la route était plate, je rentrais chez moi, même si je suis incapable de dire où j’habitais dans ce rêve, je rentrais chez moi, là où quelqu’une m’attendait. Puis je me suis arrêtée dans une station-service, au début il n’y avait qu’elle, cette femme brune ruisselante qui s’activait dans tous les sens, elle courait pour aller me chercher quelque chose et revenait, à chaque fois je redécouvrais d’elle la fascination d’un nouvel attrait. Quelque chose en moi montait irrésistiblement. De grandes baies vitrées et puis la pluie. A l’étage elle s’occupait aussi de l’hôtel et de cette immense salle grouillante de personnes, de musiciens où je devais absolument récupérer un film avant de repartir, je me débattais, je disais des mots clairs pour répondre à la curiosité afin qu’on me laissa passer, je jouai des coudes, je ne sais plus trop. Il pleuvait toujours. Je voulais l’embrasser mais mes lèvres glissaient toujours dans son cou, un lit de rivière chaud et humide. Je ne pouvais plus rentrer chez moi. Il pleuvait trop fort.
Sa journée enfin terminée, dans mon rêve devenu rêve d’éponge et de peignoir tout doux, elle me glissa à l'oreille les mots magiques que j'espérais : « Attends-moi, je vais prendre une douche. »
Je me suis réveillée.
J’ai même attendu quelques secondes toute hébétée au milieu de mon lit.

6 commentaires:

  1. Tu as rencontré une femme pleine de re-source...

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    1. ;) Oui ça doit être ça, j'avais trop soif !

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  2. Tant mieux si ça te fait sourire, j'espère au moins que ta soif va mieux!!!
    Dans le genre de rêve étrange, tu as de la ressource toi aussi. Je t'embrasse

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    1. Oui oui ma soif va mieux, je l’étanche en écrivant.
      …et je t’embrasse alors amor oso entre deux rêves étranges…

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  3. Il est vraiment riche et passionnant ton rêve et s'apparente à ce que Jung appelait un "grand rêve". Et pour quelqu'un qui à travaillé sur les rêves, il n'est pas étrange, plutôt archétypique. Je t'embrasse Princesse.

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    1. Sourire...archétypique...c'est rassurant comme rêve alors. Je t'embrasse.

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